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Le Mont Angèle vu de
Faucon |
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bassin de la Roanne, avec ses affluents, la Courance, l’Aucelon,
la Brette, la Lance, se situe au cœur du Département de
la Drôme, entre la vallée de la rivière Drôme,
au nord, et celle de l’Eygues au sud, entre le pays Diois et la
Drôme Provençale, Il a la forme d’un vaste entonnoir
d’environ 240 km2. Tous ses accès se font par des cols,
à l’exception de l’entrée nord au pont d’Espenel,
à 7 kms à l’est de Saillans, à 50 kms de
Valence. Le pont d’Espenel est à 40 minutes de la sortie
Valence-Sud de l’autoroute A7 et à 40 minutes de la gare
Valence TGV. Ce pays comprend 10 communes: Aucelon, Brette, Gumiane,
Pennes le Sec, Pradelle, Rimon et Savel, Rochefourchat, Saint Benoit,
Saint Nazaire le Désert, Volvent. La Roanne prend sa source au
pied du mont Angèle et parcourt une trentaine de kilomètres
avant de se jeter dans la Drôme à Aurel face à Vercheny. |
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La montagne de la Servelle vue
du col Lescou |
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La Vallée de la Roanne
et les 3 Becs au loin. |
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limites de ce petit pays, appelé très anciennement «Le
Désert», sont particulièrement nettes, et ont forgé
sa spécificité. A l'est, c'est une ligne de crête
continue, dont les sommets sont peu marqués, qui s'étire
sur 28 km du Solaure à Chalancon. La Servelle y possède
le point culminant de la région (1613m). A l’ouest, la
longue barrière de Couspeau culmine à 1544m au Grand-Delmas
et se maintient ensuite entre 1200 et 1400m. Au Sud, la masse lourde
d'Angèle, barre l'horizon. Au sud-est, dans un paysage de buttes
marneuses, la limite de partage des eaux avec l'Eygues est moins nette,
mais reste largement au-dessus de 800 m d'altitude.
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n
aval de Saint-Benoît, le bout de l'entonnoir, que se partagent
les communes d'Aurel et d'Espenel extérieures à la vallée,
est un véritable canyon. La route ne l'emprunte que depuis un
siècle. A l'est, il faut grimper à 1040 m pour atteindre
le col de Pennes, à 1144 m pour franchir celui du Royer. A l’ouest
seuls deux chemins de terre autorisent le franchissement, le col Janin
(1018m) vers La Chaudière, et le col du Pin (918 m), vers Guisans.
Au sud, les itinéraires passant par les cols des Roustans (1030
m) et de Pré Guittard (914m) débouchent sur des verrous
, le pas de l'Echelle à Chalancon et les gorges de l'Arnayon.
Seul le col Lescou (829 m) offre un accès relativement facile
vers le pays de Bourdeaux. |
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Gorges de la Roanne. |
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insi
étroitement corseté, le bassin de la Roanne est un pays
de moyenne montagne, au relief accidenté, dont les altitudes
s’étagent entre 400 et 1600 mètres, avec une altitude
moyenne de 800m, mais une grande partie de son territoire reste entre
1000 et 1600m. C'est aussi un pays creux, où dominent les vallées
profondes et les pentes raides. Heureusement, ils ménagent partout
des replats où des cultures et de l'habitat se sont installés
très tôt. Ces versants omniprésents accusent de
fortes dénivellations . Mais toutes ces montagnes sont accessibles
à tous par des sentiers tracés par nos aïeux. |
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'est aussi un pays creux, où dominent les vallées profondes
et les pentes raides. Ces versants omniprésents accusent de fortes
dénivellations, parfois un kilomètre sur une distance
de moins de deux kilomètres. Heureusement, ils ménagent
partout des replats où l'habitat s'est installé sans doute
dès l'époque préhistorique, loin de la rivière
et de ses crues. Cette situation ne souffre que deux exceptions, Saint-Nazaire
et Saint-Benoît, dont les noms eux-mêmes désignent
des établissements du moyen âge. |
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Chaos dans la Roanne |
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a constitution du sol et l'histoire géologique expliquent cet
extraordinaire embrouillamini. Il s’agit de la «fosse Vocontienne»
entre Vercors et Ventoux. La rivière, qui s’est installée
dans un vaste synclinal crétacé, s'y est enfoncée
en décrivant des méandres, créant dans le tithonique
des cluses, des corniches des aiguilles. |
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L'Aiguille au dessus de la Roanne. |
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ux confins du Diois, la vallée de la Roanne connaît un
régime de transition entre les climats méditerranéen
et océano-continental, fortement marqué par l'altitude
et l'orientation. L'été est chaud et sec, mais l'hiver,
l'enneigement très variable, peut être conséquent
et les précipitations des saisons intermédiaires, dont
le total dépasse le mètre, peuvent être diluviennes
: 153 mm le 8 octobre 1933 à Saint-Nazaire. Il connaît
aussi des variations sensibles entre le jour et la nuit. Si l’été
est la saison de prédilection des visiteurs, l’automne
est très agréable, ainsi que le printemps un peu plus
tardif que dans les vallées moins élevées, l’hiver
est souvent ensoleillé. |
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La Roanne entre Pradelle et
Saint-Benoît. |
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es facteurs géologiques et climatiques entraînent deux
types de circulation des eaux : une circulation souterraine considérable
comme sous la Servelle, où d'abondantes résurgences, l'Autonnière,
Fontaine Clémence, Le Trou Arnaud, restituent les pluies tombées
sur les plateaux et sur les pentes. Une circulation de surface sur les
pentes marno calcaires. A la fin du 19e siècle, l'érosion,
favorisée par l'élevage des moutons et des chèvres,
atteint des proportions inquiétantes. Les crues peuvent être
alors catastrophiques. Celle du 23 août 1881 emporta trois ponts
dans toute la vallée. C'est en 1883 que les Eaux et Forêts
commencent à reboiser les versants les plus exposés. |
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Forêt Domaniale de la
Roanne |
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our conclure, la vallée de la Roanne est un pays un peu rude,
qui ménage très peu d'espaces plats pour l'agriculture
où les communications sont malaisées en hiver. Mais il
offre de multiples attraits à ceux qui aiment la nature brute,
chaotique, sans fard. C'est un pays où la terre montre ses os,
des bad-lands de Gumiane aux roches extraordinairement plissées
de Savel, de Pradelle, de Volvent, des défilés de la Brette
et de la Courance aux gours de la Roanne... "le pays le plus froissé
et le moins connu du département" écrivait Félix
Grégoire en 1900. |
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Champ de lavande à Savel |
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PRODUCTIONS LOCALES |
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es productions naturelles : le bois de
pin , les champignons, dont quelques truffes, les herbes aromatiques.
La grive était , il y a quelques décennies, une production
importante. La tradition voulait que l’on chasse la grive grâce
à des pièges appelés «trappes» ou «lèches».
Il s’agissait d’une pierre plate tenue par de petits bâtons
entrecroisés, sous lesquels des graines de genièvre servaient
d’appât. Tous les matins, les paysans venaient « lever
la trappe ». |
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es productions agricoles : Si l’essentiel
repose sur l’essence de lavande et de lavandin, le lait et le
fromage de chèvre «appellation Picodon», et les moutons,
on n’oubliera pas : le miel, les noix, le tilleul, et la vigne
appellation «Clairette de Die» à Saint Benoit. |
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es productions artisanales traditionnelles:
Le pain au levain cuit au bois. Les productions de l’artisanat
d’art : La poterie, les objets en cuir, les sculptures sur bois,
les vitraux, les bijoux inspirés. |
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Textes : Mr. Félix MEGE et Extraits du livre "Le
Pays de la Roanne" de
l'Association "Route de la Vallée de la Roanne"
Photographies : 26Net
Productions
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