’entrée de cette grotte, qui s’ouvre à mi-pente de la montagne de Reychas, est cachée par le feuillage des chênes. Sa grande salle d’entrée (40 m de long, 12 m de large, 10 m de haut) se poursuit par une galerie de 60 m de long et se termine par 2 petites salles encombrées de stalactites et stalagmites. Ses grandes dimensions, son atmosphère sèche, l’ensoleillement dont elle bénéficie en fin d’après-midi, font très tôt de cette grotte un lieu d’habitation. Des fouilles achéologiques ont permis la découverte de nombreux vestiges : Poteries et silex Chasséens (-5000 à -4000) ; Vestiges de l’âge de bronze (ossements humains dispersés, parures, poteries, tessons) qui témoignent des rites d’inhumation collective qui se déroulaient à cette époque, où le défunt était entouré de remarquables objets qui illustrent cette apogée de la taille du silex ; coupes, coupelles et petits vases du Bronze ancien ; Des dépôts de fumier fossilisés prouvent que cette grotte aura beaucoup plus tard servi de bergerie puis d’habitat.

 
 
 

ur le chemin de l’Aribat, vous apercevrez sur votre gauche une petite chapelle, à l’endroit où son aménagés une table et un banc, pour le plus grand plaisir du promeneur qui peut ainsi déjeuner devant un exceptionnel panorama. Cette chapelle a elle aussi une légende. Il y a très longtemps, un troupeau transhumant fut assaillit en ce lieu par un orage d’une rare violence qui ravageât entièrement le quartier de l’Aribat. Se voyant perdu, le berger fit un vœu à la Vierge, lui promettant s’il restait en vie de lui bâtir une chapelle. L’orage s’apaisa et l’on constata que seul l’emplacement où se trouvait le berger et son troupeau avait été épargné. Des traces de murs témoignent que l’actuelle chapelle n’occuperait que l’emplacement du cœur de l’ancienne, qui était beaucoup plus grande.

 
 
 

itué au hameau de Rochefourchat, attenant à l’église, il se trouve dans ce cimetière la tombe de Madeleine Farnier, ancêtre de Marcel Pagnol, qui descendait de Marguerite Mège de Rochefourchat, mariée en 1634 avec Marius Marchand de Saint Nazaire.

 
 
 
 

l ne sera pas difficile pour vous de trouver l’église au petit hameau de Rochefourchat. Les ruines du château sont situées sur la petite colline derrière celle-ci. Elles sont accessibles par un petit chemin qui part face à l’église. Voici l’histoire qui accompagne la découverte de ce hameau.
A une époque qu’il n’est pas possible de situer, le seigneur du château allait tous les matins satisfaire ses besoins en plein air, sur une des pentes où était construite sa forteresse exposée au sud à l’abris de la bise. Il montrait ainsi a qui voulait la voir la partie charnue de sa personne, notamment à un manant nommé Pirette, habitant une masure sur le versant nord de la montagne d’en face. Le manant croyait, à tort ou à raison, que le seigneur agissait ainsi pour se moquer et le narguer. La chose se répétant très souvent, un dimanche matin, le manant fou de rage tua le seigneur d’une flèche d’arbalète. L’épouse de ce dernier découvrit le corps peu après et décida sur le champ de punir le coupable, rassemblant ses gens d’armes. Supposant que le meurtrier avait du rejoindre les autres habitants à la messe dominicale, elle ordonna à ses gens de s’y rendre et de tuer tout le monde. Mais Pirette avait fui sur Couspeau et jamais on ne le revit. Les gens massacrés furent enterrés dans une fosse commune devant la porte de l’église et l’on fit venir des habitants des montagnes du Vivarais pour repeupler la paroisse. Des ossements furent découverts par des élèves de l’école à la fin du 19ème siècle, et plus récemment par un cultivateur labourant le pré situé à 5 ou 6 mètres de la porte de l’église. Il ne reste aujourd’hui de ce château que quelques traces de voûtes effondrées et de rochers taillés, mais la vue que l’on a de la montagne est fabuleuse. L’école qui est accolée à l’église a été fermée en 1957, et transformée en gîte rural.

 
 
 
 

ccessible à pied ou en voiture, le sommet de ce col offre une très belle vue sur les Trois Becs. Le chemin continue vers la Commune de la Chaudière, c’était autrefois l’itinéraire le plus direct pour aller de Saint Nazaire à Saillans.

 
 
 

e pré du Bœuf, la Grande plaine à 1516 m, la Violette, Serre Délégué, une magnifique randonnée de crêtes avec des vues splendides.

 
 
 

« la Fanfaro de Rotchofourchat »

« la fanfaro de Rotchofourchat
A rempourta lou prumier prix dé Franche
Leï soun lestes coumo dé tchats
A la fanfaro de Rotchefourchat.

La fanfaro sé coumposavo
Dé quatré vinn quatré pistouns
Et quanto lou pistoun dounavo Infouncavo
Lou barytoun.

Fayo oyir la coutrébasse
Quand dounavo dinn lou fourbi
Fajio uno tello grimacho
Qué encrenillavo lou arpions

A Coumbovi coucouriguéroun
Rempourtèrouns leu prumier prix
A chasqué mujicien dounérouns quatré ou chinn pairès de perdrix

Coumo lour mairè règalavo
Dévalérouns tous chou soun pourtau
A chascu dé zélou bélèrouns
Un caïou dè quatré quinntaou

Quo lou douné un téou couradgé
Unn Béou caïou chou lou bras
Fagguérouns lou tour dauou villadgé
In jouguin un pas redoubla ».

 
 
 

Textes : Mr. Félix MEGE et Extraits du livre "Le Pays de la Roanne" de
l'Association "Route de la Vallée de la Roanne"

Photographies : 26Net Productions

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