| SIX MILLE ANS D'HISTOIRE |
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EPOQUE PREHISTORIQUE |
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près
les pasteurs du Cardial, connus à Arnayon vers 6 000 ans av.
J-C., les Chasséens ont laissé d'abondantes traces de
leurs activités dans les grottes des Sadoux, de Reychas et du
Trou~Amaud dont les porches servirent d'habitat, de bergerie ou de lieu
d'offrande. Vers 4 000 ans av. J.-C., ces premiers agriculteurs cultivaient
des pois et diverses variétés de blé. Ils élevaient
des moutons, des chèvres et chassaient le chamois et le cerf.
Plusieurs haches en pierre polie, trouvées à Brette, à
Chalancon, à Volvent, remontent à cette même époque
néolithique. Des poteries carnpaniformes et du bronze final à
Reychas, des sépultures chalcolithiques au Trou-Arnaud, un fer
de javelot à Gumiane attestent la persistance du peuplement au
cours de l'âge des métaux. |
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EPOQUE GALLO-ROMAINE |
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l'époque gallo-romaine, La Roanne, présentant peu de terroirs
plats développés, à l‘écart des voies
de circulation, se prêtait mal à la mise en valeur intensive
que connurent les autres vallées dioises. Cependant la présence
de fragments de tuiles à rebords dans pratiquement toutes les
communes, montre une occupation effective mais dispersée. Les
découvertes significatives restent rares. |
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MOYEN AGE |
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u
moyen âge, les communautés d’habitants se regroupent
autour de petites places fortes, perchées sur des hauteurs stratégiques
(Auribel, Betton, Brette Vieille, Saint Philibert, Petit-Paris, Merlet),
reliés entre eux. Point de chemin au fond des vallées
aux gorges infranchissables, mais tout un réseau de sentiers
muletiers qui utilisent au mieux les replats, les pas, et les cols.
Ces points hauts subsistent jusqu’au 13ème ou au 14ème
siècle. |
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partir du 14ème siècle, les habitants quittent les sites
perchés et s’établissent plus prés des rivières,
ou des sources, mis à part Aucelon. C’est la création
des villages actuels, un changement radical. Les familles de seigneurs
locaux se succèdent jusqu’à la révolution.
L’évêque de Die qui a le titre de Comte, maintient
son emprise, grâce aux réseaux des paroisses, et aux visites
épiscopales. Mais en 1644, toute la partie orientale, la plus
proche du Diois réformé, est passée au protestantisme,
les huguenots comptent environ 200 familles contre 340 catholiques.
Aucelon en est le principal siège, qui, par la Servelle essaime
sur Brette et Volvent.Les redevances payées au milieu du 16e siècle en froment, en avoine, en seigle, en orge, en poules ou en fromages, donnent une idée des activités pratiquées, elles épuisent les habitants. |
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ers 1860 on commence à construire des routes, la 1ère
fut donc ouverte vers le sud, vers Bouvières. Puis vers 1890,
arriva le chemin de fer dans la vallée de la Drôme. L’appel
du chemin de fer entraîne alors la construction de la route vers
le nord, c’est à dire vers la gare de Vercheny. Construite
lentement par tronçons et en partant des deux extrémités,
souvent taillée dans les rochers, franchissant plusieurs fois
la Roanne sur de beaux ouvrages en pierres, la route départementale
135 (ex I.C.35 ) terminée en 1895, longue de 20 kms a 2 conséquences
: elle réoriente les circuits économiques vers le nord
et forge concrètement l'unité du Pays, bien que persiste
le découpage irrationnel organisé par les services publics,
Equipement, EDF, Télécoms, Poste, etc…La vallée a déjà perdu une bonne partie de sa population : 2100 habitants en 1895 au moment de l'inauguration du CD 135. Le désenclavement et la Grande Guerre vont encore accentuer la dépopulation. En 1920, la Roanne ne compte plus que 1400 habitants. Peu à peu, l'Etat rachète les terres laissées en friche pour les reboiser et y interdire le parcage des moutons. "Partout on a l'impression que la mort vient à grand pas" écrit Raoul Blanchard en 1911. |
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ujourd'hui, la Roanne est toujours vivante. La poursuite du déclin
démographique a réduit la population à 439 habitants
permanents en 1999. La plupart des services publics et la quasi totalité
des commerces a disparu. L'agriculture de montagne connaît de
sérieuses difficultés, malgré la courageuse obstination
de quelques familles. Les exploitations survivantes se consacrent presque
exclusivement à l'élevage des chèvres et des moutons
ainsi qu'à la culture de la lavande. Mais aujourd’hui, un phénomène vient bouleverser le paysage : l’engouement des citadins pour l’espace rural, qui entraîne le développement rapide des résidences dites « secondaires » ou principales de personnes qui ont une activité dans la Vallée de la Drôme. Les espaces naturels, l’écologie sont l’objet de toutes les aspirations. Au début, c’était les vacances du mois d’août, et maintenant les gens résident souvent plus qu’un mi-temps, ce sont les doubles résidents. Il y a même des résidents permanents qui ont un pied à terre à la ville! Et puis il y a les randonneurs, en voiture, à vélo, à cheval, à pied , les pécheurs, les chasseurs. Et l’on voit que le Désert n’est pas vide. |
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BIBLIOGRAPHIE En vente à l'Office de Tourisme |
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| Textes : Mr. Félix MEGE et Extraits du livre "Le
Pays de la Roanne" de |
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