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SAINT-NAZAIRE LE DÉSERT

Capitale du désert

On citera tout d’abord le livre d’Emilien Blain : Saint Nazaire le Désert, capitale du Désert.


L’origine du nom est très claire pour Saint-Nazaire qui est le patron de l’église, (en oubliant son compagnon Saint Celse), mais plus obscur pour le désert, nom très ancien du pays. « Sancti Nazarii in Désertum ». Le territoire fut occupé dés la préhistoire puisqu’on a trouvé des traces des chasséens (4000 an AC) dans la grotte du Trou Arnaud. La période gallo-romaine a laissé des fragments de tuiles, ici et là. L’histoire réellement connue débute au Moyen âge. Le village actuel n’existait pas. Seuls était construits l’église plus petite qu’aujourd’hui, celle d’un prieuré bénédictin dépendant d’Aurillac, le chœur de la Chapelle Saint Joseph est probablement une bégude au carrefour de chemins muletiers. La communauté des habitants vivait comme les autres, sur un site perché sur la montagne de Montanègue au lieu dit Saint-Philibert.

Deux éléments majeurs ont marqué l’histoire de cette communauté ;

 

1 - la descente de Saint-Philibert pour former le village actuel, entre 1350 et 1475 sur un glissement de terrain très ancien de Montanègue, pour avoir de l’eau à volonté et au carrefour de chemins muletiers.

 

2 - La construction de la route vers la vallée de la Drôme terminée en 1895. Sur le plan seigneurial, sous la domination perpétuelle de l’Evêque de Die, le territoire est d’abord partagé, puis c’est Jean de Sahune qui rassembla le tout en 1287, mais il vend peu après en 1336 à Reynaud de Morges Seigneur de Rochefourchat qui règne jusqu’à 1410. Sa fille seule héritière donne le fief en 1412 à son époux Guillaume de Brottin. Les De Brottin s’installent pour 150 ans. C’est vraiment les De Brottin qui s’installent dans le village actuel et font construire une partie du Château. Puis le mariage d’Anne De Brottin avec Georges d’Urre en 1558 transfère la Seigneurieaux Urre pour 200 ans. Il faut retenir de cette période le rôle très important joué par l’épouse de Laurent d’Urre Brottin : Isabeau de Libertat femme riche et influente venant de Marseille. Elle fit faire le tableau de la Chapelle et probablement le chœur de l’église et agrandir le Château. Elle fit de son fils ainé son héritier universel. Il put acheter le titre de Marquis et la Charge de Lieutenant Général du Roi (Louis XIV) en Languedoc. Ainsi naquit le Marquisat de Montanègue. Puis en 1761 les créanciers firent vendre le Marquisat, à la barre du Parlement de Paris. Il fut acheté pat Jacques Verdeilhan des Fourniels qui meurt peu après. Sa veuve, à l’origine de plusieurs procès avec les habitants, et son gendre Moreton Chabrillan, géreront le marquisat jusqu’àla Révolution.

 

Le territoire de la commune s’est constitué peu à peu, d’abord l’association de la paroisse de Montanègue et du mandement de Saint-Nazaire, puis l’adjonction du tout petit fief de Merlet, et enfin la fusion de communes avec le Petit Paris en 1966. Le tout couvre maintenant 4662 ha.

 

Le village est au confluent de la Roanne et de la Lance. Saint-Nazaire fut une commune importante, chef lieu du canton en 1790 mais la réorganisation de l’an VIII la plaça dans celui de la Motte Chalancon ce qui était logique avant les routes mais ne l’est plus aujourd’hui. Il y eut 1169 habitants en 1806, les habitants vivaient en autarcie. Les quelques échanges avec l’extérieur se faisaient vers le Sud, sur Bourdeaux, Dieulefit, voire Nyons.

 

Puis la route vers Saillans fut construite. On put alors aller prendre le train à Vercheny mais était-ce bien pour revenir ? Car l’exode rural s’accéléra. Saint-Nazaire eut 2 spécialités : le pain cuit au feu de bois et les grives. On se souviendra de 2 Maires qui modifièrent le village : Joseph Théodore Aubert (1892 – 1900) à qui on doit la route, les ponts, l’alignement de la grand rue et la splendide Maire-Ecoles, et Marcel Arcolier (1960 – 1983) qui fit construire le Camping-Piscine, transforma le Château en « Auberge Rurale » et ouvrit l’Office de Tourisme.

 

La population permanente a diminué pour se situer actuellement autour de 140 habitants. Mais la vie se refait avec l’utilisation de la nature, tourisme rural, randonneurs, chasseurs sans oublier les résidences secondaires qui se multiplient, et améliorent les impôts locaux. On compte aussi 10 associations, un bistrot, une épicerie-boulangerie, un camping-piscine, un tennis, des gites ruraux. 

Informations générales

Parking, sanitaires, points d'eau, téléphone, Office de Tourisme

 

Altitude : 565 m
Nombre d'habitants : 185
Superficie : 4662 Ha
Mairie : Tél. 04 75 27 51 85
Office de Tourisme de la Vallée de la Roanne : Tél./Fax 04 75 27 53 10

Sports et loisirs

Rivière, piscine, tennis, VTT  
Randonnées pédestres  
Cyclotourisme